| Plus de « péril jaune » |
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2009/07/30 |
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Texte Original: http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_article=84181&id_edition=4743 EDITORIAL Plus de « péril jaune » Par Le Potentiel Durant deux jours, les Etats-Unis et la Chine ont « dialogué ». Il s’agit du « Dialogue stratégique et économique sino-américain » qui s’est déroulé de lundi à mardi à Washington. Ouvrant la séance, le président américain a affirmé que « l’ère n’est plus à la confrontation mais à la coopération ». Et que la relation entre la Chine et les Etats-Unis va « façonner le XXIème siècle et que cette relation rend tout aussi importante que toute relation bilatérale ». Bien avant les Etats-Unis, une délégation de l’Union européenne s’était rendue en Chine. Les deux parties se sont convenues d’évaluer toutes les opportunités susceptibles de mettre en place une tripartite : UE-CHINE-AFRIQUE. Raison évoquée : l’Europe et la Chine connaissent mieux que n’importe quel autre continent l’Afrique. Il existe des liens très anciens qui sous-tendront cette tripartite. Ces deux éléments interpellent, suscitent de nombreuses interrogations et poussent à une réflexion profonde. Les Africains se doivent de s’imposer cet exercice. Les autorités congolaises sont plus concernées. Car en effet, la Chine n’est plus « ce péril jaune ». Elle est désormais un partenaire que tout le monde fréquente : Américain, Européen, Asiatique et Africain. Mais chaque partie s’attache à un partenariat constructif et transparent. Que les Etats-Unis tiennent ce dialogue au moment où une importante délégation américaine s’apprête à effectuer le tour de sept pays africains, n’est pas le fait d’un simple hasard. La Chine est un grand marché et un « partenaire crédible » qui dispose des arguments séduisants. Puisque dans toute coopération, seuls les résultats, mieux les intérêts comptent, les pays de la vieille démocratie ne se retiennent plus, séduits par la pittoresque Chine. L’Afrique devrait regarder dans la même direction pour justement mettre en place une « stratégie économique ». Voilà qui doit inspirer les Congolais à réajuster leur attitude afin de mieux deviner les intentions des « autres partenaires-concurrents » dans le but de mieux orienter les rapports de coopération avec la Chine. Les deux pays, à l’image des Etats-Unis et la Chine, peuvent également rendre leur relation plus importante. La question est de savoir s’y prendre, de mieux gérer les ambitions des uns et des autres dans un monde tourné résolument vers la conquête des espaces économiques qui pourraient servir de détonateur à cette « troisième guerre mondiale » que certains analystes n’excluent pas. L’utile consisterait à savoir négocier sans aliéner les intérêts nationaux à travers la signature des contrats léonins. En fait, si les Etats-Unis de Barack Obama placent cette ère sous le signe de la « coopération et non de la confrontation », c’est qu’il y a quelque chose à gagner avec la Chine. La RDC réfléchirait dans la même direction en faisant preuve de plus de vision, de pugnacité, de compétence et de réalisme dans la coopération avec la Chine. Le grand défi se situe à ce niveau. |